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   ACTUS     

ou 

Des Pavés dans la Mare  

1* 2* 3* 4* 5* 6* 7 * 8* 9


1. Les 13 Roses

  2.  Respect Madiba

3. Détonant France Soir
4 Mikis THÉODORAKIS 5. Parait qu'on s'habitue 6. Brisez le silence
7.Darmanin ment 8.Centenaire du PCF 9. L'Homme de masse
10. Le Libre choix ? 11. Treize jours avant... 12. La TV fait  peur !
13. Les Gilets Jaunes 14. Ubuntu 15. Tapie
16. et en même temps 17. En Burn out ... 18.Monsieur le Président
19.J'y suis pour rien 20.33 ans after...Savoir ! 21. L'histoire se répÇte


4 août 2022. Balkany sort de prison en avance. L'histoire se répète...

Réaction à chaud  de Govrache :

 

"C’est l’histoire d’un pays tenu par des escrocs

Des bandits propres sur eux, nom de code : énarque.

Pas de flingue dans les poches, ils opèrent au stylo,

Au sourire bon marché, aux costumes de marques.

 

On les met au pouvoir malgré toutes leurs casseroles

Et bien sûr, ils recommencent.

Marc Dutrou aurait pu finir maître d’école

S’il était né en France.

 

On commence tout d’abord par un ministre du budget :

Il est le visage de la lutte contre la fraude fiscale.

2016 on l’condamne et j’vous laisse deviner...

Pour fraude fiscale !

 

Deux ans de prison ferme mais il reste en famille,

Un cadeau d’la justice accroché à la cheville.

On applaudit l’plus grand ministre de l’arnaque

Que s appelerio Cahuzac !

 

2015, ministère de l’intérieur, on monte en puissance !

Primes en liquide, détournement de fonds publics :

C’est un an d’prison ferme pour l’premier ripoux d’France,

Il f’ra à peine deux mois, comme c’est pratique !

 

Quand un ministre a d’la peine et peine à la purger,

La justice est clémente avec lui.

Claude Guéant quitte la Santé,

Pour des raisons d’santé et...

C’est la France qui vomit.

 

2007, Matignon, la droiture est au gouvernail.

Premier ministre exemplaire, mari attentif,

Et comme il aime sa femme autant qu’la valeur travail,

Il lui offre un emploi fictif !

 

900 000 euros d’argent public !

Quand la morale et la probité sont ta marque de fabrique,

C’est c’qu’on appelle vulgairement selon l’expression :

Avoir des cass’roles au Fillon.

 

Et pour finir le meilleur, le maestro, le parrain d’Levallois :

Les poches lourdes, les idées courtes mais le bras long.

Seulement quand t’as l’casier encore plus long qu’le bras,

Faut t’attendre à finir en prison.

 

Mais ça rouspète, ça fait appel, ça a mal au dos.

Ahh les raisons d’santé, comme c’est pratique !

Il a fraudé l’FISCpour treize millions d’euros

Mais il est libre... comme c’est Patrick !

 

La morale de l’histoire c’est qu’les pires donneurs de leçons

Aux sourires bon marché, aux costumes impeccables,

Clament tous leur innocence et nous prennent pour des cons

Jusqu’au jour où on prouve qu’ils sont coupables.

 

Aujourd’hui des ministres sont mis en examen,

Le garde des sceaux en fait partie, nan mais quelle ironie !

Le présomption d'innocence m’empêche d’aller plus loin mais...

J’ai toute confiance en l’injustice de mon pays..."

 

Govrache..... Musicien, auteur compositeur interprète  dont les textes sont un mélange d'amour et de révolte

 






20. 33 ans after....Savoir !  

 *...Toutes  ces années plus tard, que dire, si ce n'est que les promesses de tenir les agents informés  de l'enquête sont parties  aux oubliettes, comme celles sécuritaires du ministre de l'époque : Quillès !




 .                                                     Clique sur l'image  


19. "J'y suis pour rien"  Gauvain Sers 

                     


18. "Mr le Président" Gauvain Sers

Monsieur le Président               1
J'prends la plume aujourd'hui
Comme l'ont fait Boris Vian
Et Renaud après lui
J'ai l'espoir qu'une lettre
Sera peut-être lue
Quand le bruit sous vos f'nêtres
Vous ne l'entendez plus
Monsieur le Président          2
Seriez-vous dur d'oreille
Pour bafouer si longtemps
Un boucan sans pareil
C'est le peuple qui gronde
Qui occupe vos boulevards
Pendant qu'la bête immonde
Se rapproche du pouvoir
Monsieur le Président            3
Je ne viens pas en guerre
Déserteur également
Mais surtout en colère
Quand fleurit l'injustice
Les propos indécents
Quand on voit la police
Cogner des innocents
Monsieur le Président                4
Refusez-vous de voir
Ceux qui vous ont un temps
Choisi dans l'isoloir
C'est l'infirmière de garde
Qui ne compte plus ses pleurs
Chaque nuit quand elle regarde
L'hôpital qui se meurt
Monsieur le Président           5
Admirez les banderoles
Aux bras des enseignants
Qui se saignent à l'école
Qu'y a t-il de plus beau
Qu'un gamin qui apprend
Qui monte sur l'escabeau
Pour devenir plus grand
Monsieur le Président            6
Si j'ose ces quelques vers
Peut-être impertinents
C'est qu'on marche de travers
Oubliez l'arrogance
Au fond de votre planque
On n'dirige pas la France
Comme on dirige une banque
Monsieur le Président                   7
Remarquez ceux qui plongent
Ouvriers, artisans
Tour à tour jettent l'éponge
Et les rires en pagaille
Ils ne résonnent plus
Quand une usine se taille
Quand un père s'est pendu
Monsieur le Président            8
Notre belle maison brûle
Il est fini le temps
Des magouilles, des calculs
Admirez nos montagnes
L'océan, les oiseaux
Il est temps que l'on soigne
La Terre de nos marmots
Monsieur le Président             9
Et sauf votre respect
Vous offensez grandement
Votre poste au sommet
Faut être à la hauteur
Du berceau des Lumières
Des poètes, des auteurs
Des femmes qui se libèrent
Monsieur le Président                10
Tout en haut de l'échelle
Je vous l'accorde pourtant
La vue doit être belle
Mais descendez d'un cran
Et mesurez la peine
De millions de braves gens
Que vos lois ne comprennent
Monsieur le Président         11
Passez-moi les menottes
Faites moi taire sur le champ
Interrogez mes potes
Je ne fais que chanter
La résistance, la vie
L'amour, la liberté
Que le monde nous envie
Monsieur le président            12
Peut-être m'avez vous lu
Vous n'avez guère le temps
Et d’ailleurs moi non plus
J'ai le cœur à combattre
L'absurdité humaine
Armé d’une feuille A4
Alors à une prochaine

*Gauvain Sers sur France Inter émission Carte Blanche du  19 /01/2022


17. Lettre d'une infirmière en burn out et en guerre... 

Monsieur le président, aujourd’hui je suis en guerre !  

« Monsieur le président, je vous fais une lettre que vous ne lirez sûrement jamais, puisque vous et moi ne sommes pas nés du même côté de l’humanité.

Si ma blouse est blanche, ma colère est noire et ma déception a la couleur des gouttes de givre sur les carreaux, celle des larmes au bord des yeux. Les larmes, combien en ai-je épongé ? Combien en ai-je contenu ? Et combien en ai-je versé ?

Au cours de ma carrière, bon nombre de fois j’ai entendu cette phrase « Je ne sais pas comment vous faites pour supporter… ».

Approchez-vous, asseyez-vous, je vais vous révéler notre secret : nous ne supportons pas.

Soigner, c’est faire le choix de l’insupportable. C’est accepter la rencontre quotidienne de la peur, de la douleur, du désespoir, de la solitude et de l’injustice.

Qui peut le supporter ?

Mais que ceux qui voient en nous des héros ou des sauveurs passent leur chemin car c’est au milieu de l’abominable qu’a lieu le partage avec l’Autre.

Ce sont ces instants si précieux qui donnent l’âme de cette fonction : soigner.

D’aucun parleront de la « nécessaire distance thérapeutique que l’infirmier doit respecter au risque de …. » blablabla. La distance est au soignant ce que la page blanche est à l’écrivain : une barrière qui finit par tomber pour que l’histoire s’écrive.

Pendant 20 ans, chaque jour, j’ai fait don de tout mon être aux patients.

J’ai économisé ma force, ma bienveillance et mon sourire, je leur ai tout gardé bien au chaud. Et, croyez-moi si vous le voulez, ils me l’ont rendu chacun à leur façon. Je pense avoir donné le meilleur de moi, au risque parfois d’oublier d’en épargner pour ceux que j’aime.

« Epargner…voilà qui tombe à pic » dit la fourmi du gouvernement, « Je viens d’avoir une idée de génie, nommons la T2A. Et bien dansez maintenant, petites cigales en blouses blanches ».  

Nous avons donc dansé, à un rythme effréné, au rythme de la T2A.

La Tarification à l’Acte (ayons le courage d’appeler une fourmi une fourmi) a transformé notre ballet en contorsions grotesques et dénuées de sens. Avez-vous une idée de ce que la rentabilité peut coûter ? Cher…aux patients comme aux professionnels, cela coûte des montagnes de solitude.

Puis est arrivée cette crise.

« Nous sommes en guerre, nous sommes en guerre, nous sommes en guerre ». Non monsieur le président, nous n’étions pas (encore) en guerre.

Aucune bombe ne s’est abattue à Versailles lorsque vous vous êtes confiné à La Lanterne. Aucune pénurie de vivres ou de Doliprane n’a été à déplorer. Et seuls quelques-uns des soldats,  envoyés sur le champ de bataille avec un pistolet à bouchon, ont perdu la vie. De ceux-là, on ne parle que très peu d’ailleurs.

Mais il fallait maintenir la peur, celle qui paralyse, celle qui annihile réflexion et volonté.

Je crois pouvoir dire que je n’ai jamais eu peur du Covid, moi qui ai peur de tout. Non pas par courage, ni par inconscience. Mais soyons honnêtes, si je visais l’immortalité je ne boirais pas, ne fumerais pas et mangerais « au moins 5 fruits et légumes par jour », non ?

Alors allons-y. Allons affronter le grand méchant loup sans masque, sans gants, sans rien, et ramenons le dans chaque bergerie.

J’ai tellement cru que cette crise allait changer les choses. Après tous les SOS restés sans réponse, je me suis dit que ce coup-ci c’était bon, la surdité générale avait trouvé son remède. La cigale est naïve dans la fable, n’est-ce pas ? Il semblerait que dans la vie aussi.

Un froid glacial s’est immiscé insidieusement.

J’ai chanté et dansé pendant 20 ans monsieur le président, mais l’air polaire que vous avez soufflé a eu raison de mes espoirs. Je me suis tu, immobile, la colère éteinte par le désarroi et ce, pendant plusieurs semaines.

Je me réchauffe, petit à petit, auprès des sources qui animent mon chez-moi. Mon esprit stuporeux s’éveille peu à peu à nouveau et considère le labyrinthe dans lequel vous nous avez perdus.

Chaque chemin que j’envisage me conduis vers la même évidence : monsieur le président, aujourd’hui je suis en guerre !

  Mauricette Falise- Infirmière diplômée d’état. (Le Club de Médiapart)

PS : « M’en voudrez-vous beaucoup si je vous dis un monde où l’on n’est pas toujours du côté du plus fort ? » Jean Ferrat Potemkine

 16.  Et en même temps... 

Une polémique  concernant la Chine et les jeux para-olympiques semble être très importante.

Et en même temps, moi, j’attends avec impatience la coupe du monde 2022 dans la plus grande démocratie du monde Arabe, le Qatar.

Il est très clair qu’en Chine, il est assez risqué de se balader avec un tee-shirt « Vive le Tibet Libre » dans les rues de Pékin.

Mais, en même temps (je sais, c’est énervant, mais c’est fait exprès), La coupe du monde de 2022 sera une mascarade qui, comparée à la coupe du monde de 1934 en Italie sous Mussolini, devrait provoquer des tonnes de polémiques.

Je m’explique calmement.

D’une part, l’équipe qui organise la coupe du monde est automatiquement qualifiée pour cette compétition.

Le Qatar, c’est moins de trois millions d’habitants, mais ça dépend si on compte les esclaves ou les millionnaires naturalisés.

Leur équipe va être composée, pour ne pas être ridicule, de nombreux ex-non qataris qui ont été naturalisés juste pour jouer cette partie de baballe à quelques milliards de dollars.

On n’aura jamais les chiffres, mais tout le monde sait qu’un certain nombre d’immigrés sont morts pour avoir fait jaillir du désert des stades de foot dignes du Bayern de Munich ou de Barcelone, ou de Madrid, ou de Manchester City, ou du PSG (équipe du championnat du Qatar, pour ceux qui ne s’intéressent pas au football professionnel).

Aucune coupe du monde de football n’a été organisée en Chine ou en Inde, alors que c’est à peu près la moitié de la population mondiale.

En Afrique, seule celle du sud a eu droit à une dérogation (2010, année triste pour l’équipe de France), et je revendique ma mauvaise langue quand j’affirme que c’est l’un des seuls pays Africain blanc.

Donc en hivers 2022 (oui, d’habitude, c’est plutôt en été, rapport aux horaires de l’hémisphère nord de la planète,) des joueurs vont massacrer une saison de football européenne pour satisfaire la grande démocratie du Qatar.

Massacrer, pourquoi ce mot si polémique ?

Parce-ce que il y a normalement un calendrier des matchs, sensé se calquer sur la réalité du climat Européen, donc en France on évite de jouer en Juillet Août.

Mais d’un seul coup je deviens sérieux et ennuyant : Qui va boycotter cette bouffonnerie mondiale ? A priori pas les USA, donc pas la France non plus (en même temps, c’est normal).

Le Qatar, c’est un minuscule émirat mais un gros producteur de Gaz.

A effet de serre, donc.

Vous savez ce que c’est que l’OIF ?

Cherchez par vous même, et pensez au footballeur Américain Noir qui devra défendre la bannière étoilée, éventuellement en foulant du sol les corps de ses lointains cousins, qui ont eu la malchance de naître du mauvais côté de l’Atlantique. De toute façon, pas grave, c’est pas la main d’œuvre d’Asie du sud-est qui a manquée au Qatar.

En même temps, lors de l’hiver 2022, le variant Z aura eu nôtre peau avant que la compétition ne commence.

Bon, allez : haut les cœurs : Qui ne saute pas n’est pas français, Ouais !

 par JY.D



15.  Tapie: le fils qui a mal tourné 




14. « Ubuntu » 

Un anthropologue a offert un jeu aux enfants d'une tribu africaine primitive.

Il a placé un panier de délicieux fruits près d'un tronc d'arbre et leur a dit : " Le premier qui  atteint l'arbre aura le panier de fruits ".

Quand il leur a donné le signal de départ, il a été surpris qu'ils marchent ensemble, la main dans la main, jusqu'à ce qu'ils atteignent l'arbre et ils partagent les fruit.

Quand il leur a demandé pourquoi vous aviez fait cela, alors que l'un de vous pouvait obtenir le panier que pour lui.

Ils ont répondu avec étonnement : " Ubuntu "

Autrement dit, comment l'un de nous peut-il être heureux alors que les autres sont misérables?

"Ubuntu" dans leur civilisation signifie:"Je suis, parce que nous sommes ".

Cette tribu primitive connaît le secret du bonheur, celui  perdu dans toutes les sociétés, qui se considèrent comme des sociétés civilisées.

13. Les Gilets Jaunes.  

Parce que je me sens procche de leurs revendications dont 80% sont miennes.... Parce que l'on a peut être, raté une marche....

12. Les éditorialistes TV cultivent la peur


11. Treize jours avantNous sommes le 5 mars   

Treize jours avant

Nous sommes le 5 mars 1871 et les drapeaux rouges fleurissent aux fenêtres des quartiers populaires de Paris. A Neuilly, par contre, on ferme les volets. Au Parlement, Victor Hugo s’exclame, prophétique : " L’heure va sonner, Messieurs ; nous la sentons venir … cette revanche prodigieuse...".

Nous sommes le 5 mars 1871 et dans le splendide appartement du diplomate turco-égyptien Khalil-Bey, un tableau est accroché à une cimaise. Jamais un musée ne l’aurait accepté, celui-là. Son auteur, c’est Gustave Courbet, proudhonien, communard, génie. Ce tableau s’appelle « l’origine du monde »

Nous sommes le 5 mars 1871 et un Ardennais de 16 ans, est arrivé à Paris ; il veut basculer dans « l’ivresse sociale ». Mais les choses n'ont pas encore commencé, alors il rentre. La légende rapporte qu'il serait revenu à Charleville à pied. Menacé de maison de correction par sa mère, il va embarquer sur un bateau ivre de poésie. Il s’appelle Arthur Rimbaud.

Nous sommes le 5 mars 1871 et Louise Michel, fille naturelle d’une servante et de son châtelain de maitre, est institutrice et précurseur(e) de la pédagogie active ; elle écrit aussi des poésies. Quand les cerisiers seront en fleur, Louise passera de l’encre noire au pétrole rouge. En attendant, elle voit parfois un ami, un fragile et discret chef de bureau qui poétise le soir ; il s’appelle Paul Verlaine. Il sera communard, discret.

Nous sommes le 5 mars 1871 et Nathalie Lemel, fonde « la Marmite », ancêtre des restaurants du cœur. Nous sommes le 5 mars 1871 et à Londres, Karl Marx demande à Elisabeth Dmitrieff, russe, 20 ans, dirigeante de l’Union des femmes, de gagner Paris … « parce qu’il va se passer quelque chose ».

Nous sommes le 5 mars 1871 et comme tous les jours, Henriette Toulemonde s’est fardée pour aller faire le trottoir. Ça fait longtemps que cette prostituée de la misère ne réagit plus quand les policiers se moquent de son nom qui tombe comme une prédestination. Elle sera l’égérie furieuse des barricades, fusil à la main, promettant une nuit d’amour à qui se battra. A l’officier versaillais qui, un jour de mai, lui désignera son poteau d’exécution en lui disant : « toi, fous-toi là », elle répondra : « qui êtes-vous, Monsieur, qui tutoyez les femmes ? »

Nous sommes le 5 mars 1871 et Charles Hugo, fils d’Adèle et de Victor, secrétaire de Lamartine, marié à Saint-Josse-Ten-Noode à la bruxelloise Alice Lehaene, a 44 ans. Il n’a plus que 13 jours à vivre.

Nous sommes le 5 mars 1871 et Louis Rossel, provençal protestant, capitaine de l’armée française à Metz, démissionne de l’armée. Professeur bénévole en école ouvrière, il avait écrit : « On leur a appris à lire mais pas à la manière de s’en servir ». Il a 27 ans. Il aura toujours 27 ans. Il n’est pas socialiste mais gagne Paris et rallie la classe ouvrière. Le général De Gaulle vouait un véritable culte à cet officier qui avait dit « non ».

Nous sommes le 5 mars 1871 et Gustave Rouland, Gouverneur de la Banque de France, écrit à Thiers, chef du gouvernement conservateur; il lui dit toute la peur que le peuple de Paris lui inspire : « ces gens-là Monsieur, c’est la République Rouge ; ces gens-là, Monsieur, ne connaissent qu’une défaite, celle qu’on leur infligera par la force ... ».

Nous sommes le 5 mars 1871 et les danseuses des folies bergères écrivent une lettre publique au gouvernement Thiers pour protester contre le défaitisme, la lâcheté et la politique anti-sociale des classes dirigeantes.

Nous sommes le 5 mars 1871 et Jules Vallès, enfant battu, journaliste, fait paraître le premier numéro de son journal : Le Cri du Peuple, sur une feuille grand format, 5 colonnes à la page, vendu 10 centimes.

Nous sommes le 5 mars 1871 et il fait encore très froid dans les hautes sollitudes de Kabylie. Depuis plusieurs semaines, El Mokrani et son frère Boumezrag, constatent ainsi qu'il y a de moins en moins de soldats français. Ils repartent en masse à Paris où il se passe quelque chose ... Alors ils lancent un mot d'ordre : "Unfaq urrumi" ! Guerre décoloniale. Le plus grande révolte kabyle va commencer dans 13 jours. Aussi ..

Nous sommes le 5 mars 1871 et Eugène Varlin, artisan-relieur, syndicaliste, internationaliste, se souvient qu’il avait déclaré à son procès pour fait de grève en 1869 : « tant qu’un homme pourra mourir de faim à la porte d'un palais où tout regorge, il n’y aura rien de stable dans les institutions humaines ». Rien …

Nous sommes le 5 mars 1871 et à l’orphelinat des mauvais pères de la charité, Jeannot dit « le frisé » se réveille dans son dortoir de merde … Bientôt il deviendra pupille de la commune, bientôt, comme des centaines d’enfants en armes, il ira sur les barricades venger son enfance saccagée.

Nous sommes treize jours avant la Commune insurrectionnelle de Paris. L’heure va bientôt sonner. L’heure de la revanche prodigieuse …

Jean-Paul Mahoux, historien, écrivain et quelques autres trucs.


10. Le Libre choix ?  

Alors que 60% des français se disent contre la vaccination, que seulement 1/3 des soignants se sont fait vacciner,  il est des petits villages en Macronie qui ont plus  de 80 % des résidents à avoir reçu une première injection et plus de 60 % ont reçu leurs deux doses.

Nous avons franchi une première étape cruciale., annonce le druide Castex  du haut de son perchoir médiatique du jeudi. 04/03/2021 - 18 heures ( à l’heure du couvre-feu pour que tout le monde soit devant « la lucarne à  lobotomiser » )

Laissez-nous douter du « volontariat » qui a permis un tel résultat.

Ah, au fait, ces villages sont aussi appelés EHPAD !


9. Pour étouffer toute révolte...

Attention: toute ressemblance avec une situation vécue est, selon la formule , purement fortuite.....ou pas !

« Pour étouffer par avance toute révolte, il ne faut pas s’y prendre de manière violente. Les méthodes du genre de celles d’Hitler sont dépassées. Il suffit de créer un conditionnement collectif si puissant que l’idée même de révolte ne viendra même plus à l’esprit des hommes.

L’idéal serait de formater les individus dès la naissance en limitant leurs aptitudes biologiques innées. Ensuite, on poursuivrait le conditionnement en réduisant de manière drastique l’éducation, pour la ramener à une forme d’insertion professionnelle. Un individu inculte n’a qu’un horizon de pensée limité et plus sa pensée est bornée à des préoccupations médiocres, moins il peut se révolter. Il faut faire en sorte que l’accès au savoir devienne de plus en plus difficile et élitiste. Que le fossé se creuse entre le peuple et la science, que l’information destinée au grand public soit anesthésiée de tout contenu à caractère subversif.

Surtout pas de philosophie. Là encore, il faut user de persuasion et non de violence directe : on diffusera massivement, via la télévision, des divertissements flattant toujours l’émotionnel ou l’instinctif. On occupera les esprits avec ce qui est futile et ludique. Il est bon, dans un bavardage et une musique incessante, d’empêcher l’esprit de penser. On mettra la sexualité au premier rang des intérêts humains. Comme tranquillisant social, il n’y a rien de mieux.

En général, on fera en sorte de bannir le sérieux de l’existence, de tourner en dérision tout ce qui a une valeur élevée, d’entretenir une constante apologie de la légèreté ; de sorte que l’euphorie de la publicité devienne le standard du bonheur humain et le modèle de la liberté. Le conditionnement produira ainsi de lui-même une telle intégration, que la seule peur – qu’il faudra entretenir – sera celle d’être exclus du système et donc de ne plus pouvoir accéder aux conditions nécessaires au bonheur.

L’Homme de masse, ainsi produit, doit être traité comme ce qu’il est : un veau, et il doit être surveillé comme doit l’être un troupeau. Tout ce qui permet d’endormir sa lucidité est bon socialement, ce qui menacerait de l’éveiller doit être ridiculisé, étouffé, combattu. Toute doctrine mettant en cause le système doit d’abord être désignée comme subversive et terroriste et ceux qui la soutiennent devront ensuite être traités comme tels.»

Günther Anders, "L’Obsolescence de l’homme", 1956


8. 100 ans du PCF en Provence

7. Darmanin ment !



6.
Brisez le silence !




kis

5. Paraît qu'on  s'habitue...

5. Parait qu'on s'ha

4. Mikis Théodorakis

χρόνια πολλά !

Joyeux anniversaire

Mikis Théodorakis a eu 95 ans le 29 juillet 2020

 

Le plus grand compositeur grec du XXe siècle et l’un des plus grands du monde est né le 29 juillet 1925 sur l’île de Chios. Sa vie se confond avec celle du peuple grec. Une lutte longue, dure, âpre, souvent sanglante pour "le pain et les roses", l’indépendance de la patrie et l’émancipation des ouvriers, des paysans, du peuple hellène.

Chez lui la lutte s’exprime par ses engagements militants et sa création artistique.

Son oeuvre musicale est immense, universellement reconnue et d’une grande diversité (Opéras, cantates, symphonies, oratorios, chansons populaires...). Les textes dont s’inspire la musique de Théodorakis sont, entre autres, des poèmes de Pablo Neruda, Lorca ou Yanis Ritsos. L’actualité et les combats des Grecs lui inspirent aussi une grande partie de ses œuvres. Ses chants deviennent des hymnes de lutte qui saluent les héros et martyrs du peuple grec. Mais aussi la vie, l’amour, la Grèce.

Mikis s’engage très jeune dans la vie de la cité. Il est partisan de l’ELAS (armée populaire de libération nationale) et de l’EAM (front de libération nationale). Il devient alors communiste. Il est arrêté et torturé par l’occupant. Battu à mort dans une manif par la police il est cru mort et envoyé à la morgue....Lorsque Churchill et les monarcho-fascistes grecs provoquent et gagnent la guerre civile, Théodorakis est de nouveau arrêté et déporté au camp de Makronissos. Le régime de terreur (il est torturé sans cesse et deux fois enterré vivant) qui y règne marque à vie l’artiste et le citoyen. Dans les années 1950 il entame la renaissance de la musique grecque et suscite une révolution culturelle dans sa patrie dont les conséquences persistent toujours.

Le coup d’Etat fasciste et le régime des Colonels, téléguidés par la CIA, amène Théodoarkis dans la clandestinité (sa musique est interdite) puis de nouveau en prison et enfin il est déporté au camp de concentration d’Oropo. Finalement il est exilé sous la pression internationale (exigent sa libération : Dimitri Chostakovitch, Léonard Bernstein, Arthur Miller et Harry Belafonte...entre autres).

Mikis rentre en Grèce à la chute de la Junte et continue son oeuvre mais aussi ses activités politiques de citoyen. Contre le fascisme, contre l’anticommunisme qui amalgame le régime soviétique et le fascisme, pour la Palestine, contre la guerre de l’OTAN contre la Serbie, contre le bradage des intérêts nationaux en Macédoine et contre l’étranglement social et humain du peuple grec par la sinistre Troïka (UE, BCE, FMI). Theodorakis a composé plus de mille mélodies. Ses œuvres appartiennent maintenant au patrimoine culturel, non seulement de la Grèce, mais du monde.

Encore récemment les droites en Grèce et même en France (Juppé, Copé...) ont tenté de l’accuser d’antisémitisme (c’est devenu une saloperie "classique" pour déconsidérer une personnalité de gauche) et en on profité pour accuser JL Mélenchon d’entretenir des "relations sulfureuses avec des personnalités antisémites, comme le compositeur grec Mikis Theodorakis" (Juppé, un condamné pour prise illégale d’interets !...) . Il riposte :

" Je suis Grec et fier de l’être, car nous sommes le seul peuple en Europe qui, pendant l’occupation allemande (1941-1944), non seulement n’a pas exercé de poursuites contre les juifs mais, au contraire, les a aidés à vivre et à survivre avec tous les moyens dont nous disposions. À l’époque, j’étais moi-même partisan de l’Armée populaire de libération et je me souviens que nous avions pris sous notre protection de nombreuses familles de juifs grecs, que nous nous sommes souvent battus contre les SS pour les sauver et beaucoup d’entre nous l’ont payé de leur vie […] Donc, me qualifier de raciste et d’antisémite n’est pas une simple calomnie, mais l’expression de la pire bassesse morale, issue le plus souvent de cercles proches d’organisations et d’individus opérant dans la mouvance du néonazisme et auxquels la crise a permis de relever la tête pour nous menacer et – incroyable, mais vrai – nous accuser, eux, d’antisémitisme en utilisant un arsenal de mensonges et de déclarations insidieuses !"

Alors χρόνια πολλά, excellent anniversaire, Mikis ! Ké sta ekato (et à cent ans) comme on dit en Grèce.

 Antoine Manessis

31 Juillet 2020


3. Un article détonant

E En mars 2020, nous sommes entrés dans un monde délirant gouverné par la peur et les mensonges de nos autorités qui font actuellement tout pour  prolonger la panique sans justifications médicales réelles...

 LIRE : Un étonnant et détonant article de France-Soir ! 



2. Respect Madiba 

Después de convertirme en presidente, le pedí a algunos miembros de mi escolta que fuésemos a pasear por la ciudad. Tras el paseo, fuimos a almorzar a un resta… Traduction

′′ Après être devenu président, j'ai demandé à certains membres de mon escorte de se promener en ville. Après la promenade, nous sommes allés déjeuner au restaurant. Nous nous sommes assis dans l'un des plus centraux, et chacun d'entre nous a demandé ce qu'il voulait. Après un certain temps d'attente, le serveur est apparu avec nos menus. C ' est juste là que j'ai réalisé que sur la table qui était juste en face de nous, il y avait un homme seul, espérant être soigné.

Quand il a été servi, j'ai dit à un de mes soldats : va demander à ce monsieur de nous rejoindre. Le soldat est allé lui transmettre mon invitation. L ' homme s'est levé, a pris son assiette et s'est assis juste à côté de moi. Pendant qu'il mangeait, ses mains tremblaient constamment et ne levait pas la tête de sa nourriture. Quand on a fini, il m'a dit au revoir sans juste me regarder, je lui ai serré la main et il est parti.

Le soldat m'a dit :

- Madiba, cet homme devait être très malade, car ses mains tremblaient en mangeant.

- Non, pas du tout ! la raison de son tremblement de terre est une autre - je lui ai répondu. Ils m'ont regardé étranges et je leur ai dit :

Cet homme était le gardien de la prison où j'étais enfermé. Souvent, après les tortures qu'ils me soumettaient, je criais et pleurais en demandant de l'eau et il venait m'humiliait, se moquait de moi et au lieu de me donner de l'eau, il pissait dans la tête.

Il n'était pas malade, il avait peur et tremblait peut-être en espérant que moi, maintenant que je suis président de l'Afrique du Sud, l'envoie emprisonner et lui fasse la même chose qu'il m'a fait, le torturer et l'humilier. Mais je ne suis pas comme ça, ce comportement ne fait pas partie de mon caractère, ni de mon éthique. Les esprits qui cherchent à se venger détruisent les États, tandis que ceux qui cherchent la réconciliation construisent des nations ".

Nelson Mandela


1. Las trece rosas 

On désigne en Espagne comme las trece rosas (« les treize roses ») un groupe de treize jeunes filles, fusillées le 5 août 1939 par le régime franquiste à Madrid.

Après la fin de la guerre d'Espagne, qui s'achève le 1er avril de la même année, et à la suite de l'entrée des troupes nationalistes dans Madrid, une terrible répression s'abat sur les vaincus. C'est dans ce cadre que sont arrêtées plusieurs jeunes femmes, âgées de 18 à 29 ans, la plupart membres des Jeunesses socialistes unifiées (JSU), l'organisation du Parti communiste d'Espagne (PCE) pour la jeunesse. Elles sont emprisonnées, jugées et exécutées ensemble à la suite d'un procès sommaire et inique, qui condamne également cinquante hommes. Une quatorzième jeune fille est exécutée l'année suivante, le 19 février 1940.

Leur histoire a inspiré un roman historique à succès de Carlos Fonseca (es), porté à l'écran par Emilio Martínez Lázaro en 2007.

En 1939, la ville de Madrid défendue par les forces républicaines espagnoles tombe finalement aux mains des troupes nationalistes, après trente mois de siège. Les principaux dirigeants du Parti communiste d'Espagne (PCE) et de leur mouvement de jeunesse, les Jeunesses socialistes unifiées (JSU), quittent l'Espagne pour échapper à la répression. Les JSU tentent pourtant de se réorganiser clandestinement, sous la direction de José Pena Brea, un jeune militant de 21 ans

Roberto Conesa, un policier infiltré dans les JSU, c'est toute l'organisation qui s'effondre au bout de seulement quelques semaines, moins d'un mois après la fin de la guerre.

Arrêté après avoir été dénoncé, José Pena est torturé et obligé de livrer les noms des militants qu'il connaît et de signer une lettre où il confesse des crimes qu'il n'a pas commis. Presque tous les membres des JSU sont arrêtés, dont treize jeunes filles, arrêtées et conduites séparément dans des commissariats, où elles sont torturées, avant d'être enfermées dans la prison pour femmes de las Ventas, qui accueille alors plus de quatre mille détenues alors qu'elle est prévue pour en recevoir seulement quatre cent cinquante.

Le 27 juillet 1939, un attentat est commis sur la route d'Estrémadure, près de Talavera de la Reina, contre la voiture dans laquelle circulent le commandant Isaac Gabaldón, membre éminent de la cinquième colonne madrilène et chargé depuis plusieurs semaines de la répression.

Le régime franquiste veut punir ceux qu'il considère responsables de l'attentat,  et l'attribue à un réseau communiste de grande ampleur. Un procès est ouvert contre soixante-sept membres des JSU, déjà jetés en prison au moment de l'attentat. On les accuse  de « troubler l'ordre social et juridique de la nouvelle Espagne », d'« adhésion à la rébellion », et indirectement d'avoir soutenu l'attentat contre le commandant Isaac Gabaldón. C'est dans ce groupe de soixante-sept accusés que figurent les « treize roses ».

Un premier conseil de guerre, le 4 août 1939, condamne à mort soixante-cinq des soixante-sept accusés, l'exécution étant placée aux jours suivants. Comme la majorité pour les femmes était fixée à 23 ans (21 pour les hommes), neuf des « treize roses » étaient mineures, mais ces dernières furent jugées par la « Loi des responsabilités politiques » qui avait abaissé l'âge de la responsabilité à 14 ans.

Les treize jeunes femmes, enfermées ensemble à la prison de Las Ventas, sont exécutées contre le mur du cimetière de la Almudena, le même jour que cinquante de leurs camarades masculins, au matin du 5 août.

Sur trois cent soixante-quatre personnes jugées pour l'attentat contre le commandant Isaac Gabaldón, la plupart sont exécutées2.

Leur exécution connaît un certain retentissement international lorsqu'on apprend que, parmi les soixante-trois premiers exécutés se trouvaient treize femmes. Ève Curie mène une campagne de protestation pour « les treize roses »  à Paris. Cette campagne, qui fait pression sur les autorités franquistes, ralentit en Espagne le rythme des exécutions.

Le  5 août de chaque année est commémorée la date du sacrifice de ses jeunes femmes ainsi que celui des autres républicaines qui laissèrent leur vie pour la liberté de leur patrie.


  Liste des « treize roses »

Carmen Barrero Aguado (20 ans, modiste).

Martina Barroso García (24 ans, modiste).

Blanca Brisac Vázquez (29 ans, pianiste).

Pilar Bueno Ibáñez (27 ans, modiste).

Julia Conesa Conesa (19 ans, modiste).

Adelina García Casillas (19 ans, S.P).

Elena Gil Olaya (20 ans, SP).

Virtudes González García (18 ans, modiste).

Ana López Gallego (21 ans, modiste).

Joaquina López Laffite (23 ans, secrétaire).

Dionisia Manzanero Salas (20 ans, modiste).


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